Marchés publics : le critère environnemental devient obligatoire
Quelles implications pour les prestataires et leurs partenariats ?
À partir du 22 août 2026, tous les marchés publics devront intégrer au moins un critère environnemental pris en compte dans l’attribution des offres (Code de la commande publique – art. L.2152‑7) .
Ce changement réglementaire n’est pas une formalité : il transforme profondément la manière de concevoir, structurer et répondre aux marchés publics, en particulier pour les prestataires qui doivent désormais intégrer des compétences environnementales crédibles dans leurs réponses.
Travail collectif et coordonné pour apporter des solutions environnementales mesurables - Rennes - 2025
Une obligation juridique forte – et un changement de jeu
La loi Climat et Résilience impose qu’un critère environnemental soit intégré parmi les critères d’attribution, ce qui :
rend impossible une sélection sur le seul critère du prix ,
oblige les acheteurs à retenir des critères objectifs, précis et liés à l’objet du marché ou à ses conditions d’exécution .
Ce critère peut intégrer plusieurs dimensions, comme la préservation de la biodiversité, la gestion des ressources ou les performances environnementales .
Conséquence immédiate : les réponses aux appels d’offres doivent être plus substantielles, mesurables et justifiées que par le passé.
Pourquoi de nombreux prestataires ne pourront plus répondre seuls
Traditionnellement, de nombreux prestataires rédigent leurs mémoires techniques en valorisant :
leur prix,
des engagements généraux,
des approches sommaires de durabilité.
À compter de 2026, ces approches ne suffiront plus.
Le critère environnemental :
n’est pas un “bonus facultatif”,
doit être noté objectivement par l’acheteur,
et ne peut se limiter à des déclarations vagues .
Les acheteurs publics s’attendent à des réponses qui démontrent :
une compréhension fine des enjeux environnementaux du projet,
des indicateurs mesurables,
une cohérence opérationnelle entre conception et réalisation.
En pratique, cela exige souvent des compétences que les équipes internes n’ont pas encore, surtout en matière de biodiversité et d’écoconception.
Le critère environnemental comme levier de collaboration
Face à ces exigences, les prestataires se tournent de plus en plus vers des alliances structurées :
✔️ Groupements pluridisciplinaires
Réunir des expertises complémentaires (environnement, usages, conception, pilotage) pour proposer une offre cohérente et robuste.
✔️ Co‑traitance ciblée
S’associer avec un spécialiste (comme un paysagiste conseil) capable de co‑construire le volet environnemental, plutôt que d’y répondre de manière superficielle.
✔️ Appui stratégique
Anticiper les critères environnementaux dès la phase de préparation de la réponse pour optimiser la note globale.
Ce mouvement n’est pas une mode : il correspond à une réorganisation pratique des forces en présence, nécessaire pour rester compétitif.
Le rôle stratégique d’un paysagiste conseil
Un paysagiste conseil intervient comme un savoir‑faire complémentaire pointu, capable de :
diagnostiquer les enjeux écologiques du site,
traduire ces enjeux en stratégies concrètes, avec indicateurs,
structurer des réponses juridiques et techniques cohérentes,
assurer une cohérence longue durée de l’offre sur les dimensions environnementales.
Autrement dit, ce profil ne se contente pas d’apporter des connaissances : il donne de la crédibilité à une réponse globale, indispensable dans un contexte où la notation environnementale devient un critère déterminant .
Anticiper plutôt que subir
La date d’entrée en vigueur approche rapidement.
Les prestataires qui ne s’organisent pas dès maintenant risquent :
soit d’être disqualifiés sur des marchés complexes,
soit de proposer des réponses trop génériques pour être compétitives.
L’enjeu n’est plus de “cocher une case environnementale”, mais d’intégrer cette dimension dans la structuration même de l’offre.
En savoir plus — travailler ensemble
Vous répondez régulièrement à des marchés publics et souhaitez :
renforcer votre approche environnementale,
structurer vos réponses dans la durée,
constituer des partenariats stables et performants ?
Échangeons entre professionnels du territoire breton et des départements limitrophes.
Rennes - Janvier 2026

